L’objectif : un guide, un cap et du mouvement
L’objectif nous guide. Il nous donne un cap.
Il est à la fois l’essence de notre motivation et l’étincelle qui nous met en mouvement.
Pourtant, trop souvent, il nous intimide.
Il nous dérange parfois, nous échappe, se dissimule derrière de fausses évidences.
J’aime dire que nous restons parfois devant l’arbre quand il faudrait voir la forêt…
Pourquoi l’objectif nous fait-il peur ?
La question paraît simple, presque naïve, et pourtant elle touche notre moi profond :
Pourquoi l’objectif nous effraie-t-il autant ?
Et surtout : pourquoi se révèle-t-il si rarement au premier regard ?
Dans cet article, je vous propose de :
- Percer quelques-uns de ces mystères,
- Comprendre ce qui rend un objectif puissant — ou fragile,
- Apprendre à en faire un allié dans vos projets, vos choix, vos transformations,
- Et le mettre au service de vos intentions les plus profondes, vos projets les pus fous.
Le cap : entre philosophie et expérience
Sénèque écrivait :
« Il n’est pas de vent favorable pour le marin qui ne sait où aller. »
Un de mes mentors utilisait souvent cette allégorie pour montrer la voie et embarquer une équipe.
À mon tour, je la reprends pour aider les collaborateurs, apprenants et clients que j’accompagne à comprendre l’essentiel :
- Visualiser son cap
- Anticiper ses bords
- Ajuster sa voile et naviguer à pleine voile
- Pour mener son navire — son projet, son entreprise ou son équipe — à bon port.
Ce port, cette destination, ce cap est un lieu que notre intention a défini avant même de larguer les amarres.
De notre esprit à la mise en place, nous sommes parfois focus sur :
- Notre vision,
- Notre rêve,
- Notre ambition.
La tête dans les nuages, dans l’infini des possibles. Pas très terre à terre…
Puis vient le moment de coucher l’objectif sur le papier.
Et là, tout se resserre.
C’est un effort puissant, parfois déstabilisant.
Il mobilise l’attention, touche à l’identité, bouscule les croyances et les prérequis.
Pourquoi préférons-nous un objectif flou ?
Parce qu’il rassure.
Parce qu’il ne nous engage pas complètement.
Parce qu’il laisse la porte ouverte à l’interprétation — et évite la confrontation avec soi-même.
Un objectif flou ne demande aucune transformation.
Un objectif intelligent, lui, exige de la clarté.
Et la clarté demande du courage.
Oui, il est plus facile de viser large que d’énoncer précisément une intention.
Mais un objectif flou ne mène nulle part — ou partout, ce qui revient au même.
NO PAIN, NO CHANGE.
SMART : une méthode simple… mais difficile à appliquer
L’acronyme SMART, attendu par beaucoup d’entre vous chères lectrices et chers lecteurs, a accompagné des millions de managers, dirigeants et collaborateurs depuis plusieurs décennies.
Défini par Peter F. Drucker en 1954 et popularisé par George T. Doran en 1980, il semble évident… jusqu’à ce qu’on tente réellement de le mettre en pratique.
Voici ma lecture, en tant que coach :
S – Spécifique (Specific en anglais)
C’est le point que je challenge le plus lors des suivis avec mes clients.
Un objectif doit être clair, simple, précis, compréhensible par soi et par tous.
C’est souvent là que tout se joue.
- On comprend bien ce que l’on énonce bien.
M – Mesurable (Measurable en anglais)
Qu’il soit qualitatif ou quantitatif, il doit être mesurable.
La “juste” mesure demande du temps, de la patience et parfois une congruence délicate, une compréhension de soi, de ses croyances, de son entreprise, de son environnement.
- Observer le résultat atteint est source de satisfaction, de plaisir et de motivation.
A – Atteignable (Achievable en anglais)
La raison éclaire l’âme.
Un objectif doit permettre l’adhésion individuelle et collective.
Il doit allumer cette petite lumière intérieure qui dit :
- « Oui, c’est possible. »
- « Au fond de moi, je sais que c’est possible. »
R – Réaliste (Realistic en anglais)
Le réalisme est lié à :
- Nos croyances,
- Nos limites,
- Notre vision du monde.
Va-t-il me tenir en haleine jusqu’à son atteinte ?
C’est bien ma vision du monde qui est en lien avec ce point. Ce sont mes limites, mes croyances, cela va même jusqu’à mon éducation, qui freinent ou qui me laissent à penser que c’est réalisable… ou pas. Alors chaussons nos bonnes lunettes et laissons-nous guider par notre cœur et l’espoir quand tout est réuni pour naviguer vers l’objectif.
- Sommes-nous prêts pour ce défi ?
- Nous met-il réellement en mouvement ?
- Nous tiendra-t-il en haleine jusqu’au bout ?
T – Temporel (Time-bound en anglais)
Le fameux « quand ? »
On dit qu’un rêve devient un objectif le jour où on y fixe une date.
Pour moi, le temps est un allié.
Il faut danser avec lui pour qu’il reste doux, protecteur et motivant. Ne pas le prendre de front.
La date butoir, les échéances intermédiaires et le suivi régulier sont les phares qui guident dans le brouillard comme par temps clair.
- Fixer une date permet de se mettre en mouvant.
L’objectif : transformer un rêve en réalité
L’être humain hésite, procrastine, s’égare…
Puis un stimulus arrive, et soudain, tout se met en mouvement.
Il est capable du meilleur, du beau, de l’incroyable.
Écrire un objectif, c’est déjà commencer à le réaliser.
C’est s’engager envers soi.
C’est activer son intelligence intrapersonnelle : analyser, comprendre, ajuster, rebondir.
Oui, il y aura des échecs.
Mais chaque échec est une leçon, un apprentissage, une réorientation.
C’est ainsi que l’on se relève puis que l’on avance.
Et parfois… un accompagnement change tout
On peut, bien sûr, définir et atteindre ses objectifs seul.
Mais notre environnement, saturé de distractions, de doutes et de parasitages, n’est pas toujours fertile.
Il sabote parfois les projets avant même que nous ne quittions le quai.
Un soutien extérieur peut :
- Sécuriser,
- Clarifier,
- Accélérer,
- Encourager,
- Aligner.
Alors n’hésitez pas à pousser la porte d’un(e) coach.
Pour vous donner plus de chances.
Pour définir un objectif juste.
Pour transformer vos intentions en actions.
Et vos rêves… en réalité.
Bon vent ! Et gardez le cap !
